Je me nourris d'amour...

Je me nourris d'amour...
C'est un problème d'être comme je suis.
Un cauchemar, il n'y a aucuns répits.
Je ne peux même pas dormir, sinon mon c½ur risque de s'arrêter.
Je suis épuisée de devoir supporter ce fardeau.
Le besoin sadique d'aimer.
Ne pas accepter ce que je suis.
Ne plus voir mes actes.
Feindre d'être normale.
Mais quels sentiments?
Ceux d'une femme prédatrice.
Incapable de se passer de ça.
La méchanceté ne m'habite pas, mais je suis autre.
Différente des ces êtres communs, dénués de volontés et guidés par un seul instinct destin qui leur
est dicté.
Suivant un instinct animal, bestialité incomprise et souvent rejetée, niée et refoulée.
Je libère celle qui est en moi.
Je suis une erreur de ce monde, différente, n'entrant pas dans ce moule de perfection.
J'ai des désirs étranges, des pulsions qui enflamment mon esprit et mon corps.
Seul cet homme saura-t-il me raisonner ?
Unique point de raison qui me reste.
Acceptant de nombreux écarts que je ne pourrais peut être pas lui accorder.
Je sais qu'il ne veut pas en faire, il n'est pas comme moi.
Acceptant abstinence et gardant une concentration extrême.
Concentration apparente, figeant les traits de son visage, comme les miens.
Intérieurement, mon esprit bouillonne, une mixture de mots, de pensées, de désirs...
Des images, nettes ou brouillées m'apparaissent, des lumières dansent entre les cellules nerveuses.
Comme autant de lucioles voltigeraient autour d'une âme perdue dans des profondeurs abyssales.
Une âme perdue par les vices et le pécher.
Sombres sarcasmes, ceux que m'inspirent la religion et ses règles naïves.
Qui font de ses partisans de parfaits petits moutons soldats.
Fière de ne pas être de cette armée de Panurge, je me remets au pécher capital.
Suprématie de mon orgueil, il dirige une vie sortant de la banalité.
Les lumières sont toujours là, autour de moi, et venant m'accompagner dans cette danse que je veux voir devenir macabre.
Pourquoi, devrait-elle le devenir ? Pour satisfaire cette non-conformité.
Il y a d'autres façons de sortir de ce cercle vicieux entourant la société.
Devenir d'une idiote pécheresse et au bord du gouffre, prête à sauter, à franchir le pas du dégout.
Déjà atteint par le passé, elle ne supportait plus son corps, ni ses actes.
Les corps des autres la dégoutaient, ils la repoussaient jusqu'à en influer sur son absorption de nourriture.
Un excès pouvait l'obliger à se restreindre jusqu'à vouloir se vider, vider ce corps rempli d'une substance repoussante et venant à l'exclure de cette société jugeante.
Image, cliché pris au détour d'une rue et la marquant pour plusieurs jours.
Extrait de vie lui permettant de tenir, de résister à ce besoin vital grandissant qui la hantait.
Résister lui aurait permis de fuir ce passé qui l'a malmené et ammené à se livrer à de sanglantes rencontres.
Récit d'un parcours trop souvent emprunté et qui sera toujours repris.
Toute occasion sera une excuse pour reprendre ce chemin, comme régie par une attirance de la chair, et par l'envie de sensations limites.
Entre le plaisir, la peur, la liberté et la honte.
De contradictoires conséquences pour une seule action, répétée à l'infini, jusqu'à obtenir un quadrillage parfait.
Rouge, flamboyant comme un coucher de soleil.
Une couleur pouvant, si trop employée, coucher elle-même un être et l'amener vers l'éternité.
Des conditions limites approchées et appréciées.
Volonté de recommencer, due à ces pensées qui hantent ma tête, brouillent ma réflexion, guident mes muscles...
Volonté de se distraire en faisant du mal malgré soi.
Ne pas vouloir être une camée ni prendre mon envol avec ces Ailes charnelles.
Si agréables pourtant, douces et emplies de libertés, m'en procurant par ces moments de légèreté.
Volubiles et si belles, ces Ailes sont un appel à la luxure.
Pourquoi me le permettre ?
Pour me garder, toi seul accepte, d'autres ne le ferais jamais.
Jalousie, et moi dans tout ca ? Si tu le voulais, je ne saurais quoi répondre.
Cependant, tu as été transpercé, si profondément, que tu ne veux te détourner de cet être posé au bord de la faille.
Une autre ne t'attirerait pas, mais tu acceptes, pour me garder.
Tu ne veux pas me perdre.
Je te le dis, avant de labourer ce c½ur encore fragile, le mien est prêt à se briser.
Non pas pour m'éloigner de toi, mais pour devenir si fin, que ses éclats pourront s'insérer dans le tien.
J'ai toujours été transpercée par ces sentiments que j'ai éprouvés.
Marquée au fer par eux, marquage par un métal chauffé, prêt à la fusion.
Et déstabilisée par Toi, par ce que j'ai dans la tête, par cette ébriété, fièvre de folie.
Liberté recherchée, mais pourtant restée prisonnière de ces frayeurs.
Paralysée devant le monde, abrutie face à l'injustice et aux horreurs.
Celles causées par l'Homme lui-même mais aussi par celles qui resurgissent d'entre les abysses cellulaires de mon enveloppe charnelle.
Tant détestée entre autres à cause de ces images qu'elle crée en moi.
Et j'essaie d'oublier, de ne plus penser, mais elles sont toujours là, face à moi.
Je suis obligée de les voir, de les subir, de les sentir.
Elles m'accompagnent, font partie intégrante de mon être.
Je dois les accepter et vivre en fonction d'elles...
Mais comment ca « vivre » ?
Parce que tu veux encore vivre ...

# Posté le vendredi 08 août 2008 15:56

Modifié le mardi 30 décembre 2008 11:57

..... est un sentiment merveilleux...

..... est un sentiment merveilleux...
Qui nous attire, nous attrape, puis nous kidnappe. Le centre vital de notre être est alors absorbé en cet autre nous. Double qui peut être notre parfait contraire. Etre qui nous devient vital et dont l'abscence nous oblige à l'imaginer.
O toi, mon rêve, celui qui comble mes pensées et me fait voyager dans des contrées lointaines en ta compagnie. Celle ci me manque tant... Ta présence se fait rare mais tu es pourtant si présent dans mon coeur et mes pensées.
Si tu savais comme j'ai essayé de t'oublier par le passé mais en vain. Je n'y suis jamais arrivé. J'ai essayé de me consoler avec d'autres, mais rien d'autre que toi ne pouvait me faire t'oublier. Pour t'oublier, il faut que je puisse me perdre dans tes bras. Me perdre dans ton regard, Me noyer dans nos silences...
Je ne peux pas aimer d'autres pseudo-doubles.
Je ne les aime pas autant.
Ce sentiment n'est plus le même. Pas si intense dans la durée. Je n'arrive pas à vivre sans toi, sans savoir que tu m'aimes...
Quand tu liras ces lignes, tu risques de comprendre que tu es ma drogue. La seule dont je ne puisse jamais faire d'overdose. Ta présence n'est jamais excessive.
Je n'arrive pas à t'oublier.
Tout en toi est ancré en moi.
Ta voix, ces regards que j'attrape, ton contact. Celui de ta peau. Te sentir, et te savoir à mes cotés.
Savoir aussi qu'on ne se quittera pas.
Ne jamais imaginer d'éventualités... Fatales pour ce Nous en renouveau. Renaissance de Toi, de Moi, de Nous. Oui, ce nous naissant et sapé à la base, détruis pour détruire deux êtres. Logique sadique qui nous a fait chuter. J'essaie de nous rattraper, et à priori cela fonctionne...
Je ne les aime pas, juste toi...

# Posté le lundi 23 juin 2008 14:02

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:00

"J'ai comme l'impression que le ciel pleure sur moi"



"Mais pourquoi Dieu me laisse-t-il si longtemps sur Terre? En compagnie de tant d'erreurs de la nature et d'usures jugeantes?
Je ne suis que l'image d'un être dérangeant et inqiétant.
"


"Touche moi à Tokyo"



"J'ai comme l'impression que le ciel pleure sur moi"
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# Posté le mercredi 11 juin 2008 13:43

Modifié le samedi 14 juin 2008 12:23

Amor Amor




Les gens et les couleurs se mélangent autour de moi.
Je tombe dans une spirale.
Sans fin, je glisse vers eux et me mélange avec ces éléments.
De nouvelles sensations, un goût fruité et acidulé.
Des couleurs pétillantes.
Tous entrent en contact.
Les gens font l'amour.
Les couleurs se mélangent.
Les gens et les couleurs font l'amour.



Amor Amor

# Posté le jeudi 05 juin 2008 11:46

Croiras-tu toujours en moi?

Croiras-tu toujours en moi?


Une longue période de doutes m'emplissait. Perdue dans mes pensées, aussi noires que floues, je me noyais dans ce flot de mots. Inconsciente de mes choix mais consciente de mes actes. Je me complaisais dans cette détresse qui m'emmenait de plus en plus loin. Je ne voulais juste qu'oublier et me venger. Oui me venger de cette souffrance que j'ai infligée. Il fallait que je sache. Que je comprenne ce que l'on pouvait ressentir après telle trahison. Désormais une seule chose ne compte plus que pour moi : toi et veiller à ne plus te décevoir.

J'ai imaginé nombre de
scénario pour te retrouver, sauf celui là. J'ai toujours hésité à te parler, à m'exprimer, à faire sortir ces mots. Le mal a été fait, nous sommes deux. Le jeu peut maintenant commencer.
Cepen
dant, prend garde. Je pourrais me transformer. Un être que tu connais pourrait refaire surface. Oui, ce monstre qui t'a tant fait souffrir peut revenir et t'engloutir, t'emmener dans ses griffes, visiter ses enfers. Découvriras-tu son monde ? Ce monde, celui qui m'accueillie? Celui de la haine et de la luxure. Lieu maudit et chéri qui attire tous les curieux avides de sensations fortes. Mieux qu'une drogue celui-ci regroupe tous les plaisirs. Ceux dont on profite jusqu'à plus soif et qui ne nous font arrêter que lorsque la honte se fait sentir. Tout du moins au début. Après il n'y a plus de limites, la raison est dépassée. Rien ne peut plus nous en sortir.
J'en suis sortie. Comment ?

Mais j'y
suis encore, accrochée par une chaîne et des liens. Ils s'impriment dans ma peau, dans mes chairs. Il m'est impossible d'oublier ce monde même si la raison est à nouveau présente. Je pourrais chuter de nouveau. Faire ce grand saut. M'évader de ce monde et retrouver mes entraves déraisonnées. Ne me lâche jamais, mais ne me suis pas, je risquerais de te faire sombrer.
Trop, j
e n'en aurais jamais de trop. Jusqu'à plus soif.
Plus loin que la peur et
aussi près de ma perte. Je ne saurais vivre sans ça ni toi. La peur, celle de ces limites qui me sont imposées, celles dont je me passerais. Une peur due à ces jeux. Une autre, celle de te perdre, de perdre ta main. La plus grande, ma peur la plus intense.

Et
si je mourrais ?
Qu'im
porte, tant que je ne lâche pas ta main.
Aucune autre envie
maintenant, juste toi. Envie de toi et de vivre.
La mort ne me fait pas peur, et
pourrait même m'attirer. Mais j'ai envie de vivre, pour toi, pour être avec toi. Pour ne plus faire ces erreurs.

Tu sais, cer
taines fois j'aimerais revenir en arrière. Quelques années auparavant et prendre la voie de la sagesse. Pour oublier toutes ces méfiances, toutes ces déviances et perversions. Elles seraient anéanties. Et si j'étais devenue un ange ?
Autre face de mo
n être, tu n'aurais pas souffert. Le noir de mes yeux serait resté dans ma palette de maquillage, les larmes n'auraient jamais zébré mon visage. Jamais je n'aurais pu imaginer cette mais dans la mienne voulant essuyer ces larmes. Mes ailes ne seraient peut être pas encore tombées. Ce premier ne me les aurait pas prises. Et cette aile, ces ailes n'auraient jamais existé, aucun dégoût ne se serait installé dans mon âme et je ne les aurais pas connus. Je serai resté blanche, une jolie petite colombe qui s'est transformé en horrible corneille.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 14:25

Modifié le dimanche 18 mai 2008 14:38