Naître ou mourir

Naître ou mourir
Avoir cette impression, penser que l'on a tué celle qu'on a aimé.

Ne plus se reconnaitre dans ces actes. Et oublier de fermer le gaz pour mieux se supprimer, et si je me gazais pour oublier mes atrocités? Celles qui sont devenues obligatoires et faites à contre coeur?
Je l'ai tuée, je lui ai retiré ce fluide qui parcourait son corps et réchauffait ses artères. Je l'ai glacée et piquée. Une substance que l'on chéri, qui fait se dilater les pupilles. Devenues de larges cercles noir et pleins, je ne vois plus que des lumières floues, je me perds à travers cette jungle de vapeurs.
Les gens dansent et crient autour de moi, ils s'affolent et moi, je les vois chanter et floter, ils s'aiment et font l'amour, mais moi, où suis-je?

Je voudrais les rejoindre.


Embrasser celle que j'ai détruit, la retrouver et me mélanger aux autres.

Ressasser mes désirs, et changer d'identité, être eux, former une masse.

Me retrouver tentatrice et ne plus succomber à ce que l'on me présente.

Devenir fidèle et n'écouter qu'un coeur.


Ne plus considérer la vie comme un immense gâteau où l'on rêve de plonger tout en goûtant à pleine bouche toute l'onctuosité de ce mets. Je préfère goûter à tout mais à petites bouchées. Un peu tout autour du gâteau. Une cerise d'un coté, de la chantilly de l'autre... Mais pas tout en même temps. J'ai peur de plonger et de le dévorer entier ou de m'y noyer.

# Posté le samedi 20 septembre 2008 14:56

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:01

Envie de...

Envie de...
Moi je n'aime pas la saint valentin, je hais le monde entier...
Je détèsterai tout tes amis, la vie de famille aussi

Le prince charmant n'existe pas comme nous l'avions juré!
Un jour ou l'autre on partira, moi je ne pense qu'à toi...

Alors viens sur moi, sous mes doigts, sur ma peau, dans ma vie...
Lève toi, on est libre, on va vivre pour nos vies

Où tu veux que je te touche, que j'embrasse ?
Où tu veux que je baise, que je fasse sur la bouche ?
Où tu veux que sur ta bouche, que j'embrasse au delà, tu préfère quoi ?
Moi je ne pense qu'à toi !

Alors viens sur moi, sous mes doigts, sur ma peau, dans ma vie...
Alors lève toi, on est libre, on va vivre pour nos vies...




Extrait: Indochine - Gang Bang (Alice & June CD1)
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# Posté le jeudi 18 septembre 2008 14:22

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:01

Ambiguïté

Et si Marilyn avait été une simple amie?


La copine dont on rêve en secret et qui nous fait pleurer lorsqu'un autre l'approche.
Marilyn, cette fille que l'on aime et qui nous le fait regretter sans le savoir.
Elle ne sait pas que des sentiments ambigus sont présents dans mon coeur.
Un coeur que je voudrais lui offrir, lui donner de l'amour et ne pas me cacher.
Exprimer mes désirs cachés, avec toi.
Mon amour, mon seul amour, si seulement tu connaissais mes véritables intentions...
Je n'aspire qu'à t'exprimer ce qui ferait ton bonheur futur.
Ce qui nous donnera cette liberté qui nous manque.
Dans tes bras, sentir tes lèvres, pouvoir te toucher, carresser tes cheveux.
Et nous enfuir, loin de toute cette folie qui nous entoure.
Courrir à travers les champs pour oublier qui nous sommes.
Et pouvoir s'aimer en toute liberté.
Si tu savais.
C'est si important qu'on oublie l'essentiel: Nous.
Mais comment intégrer ce "nous" dans les esprits quand tu ne connais pas ces sentiments?
Ceux qui m'animent, me permettent de me lever de bonne humeur le matin quand je sais que je vais te voir...
Si ce nous existait déjà entre Toi et moi...



J'aimerais t'emmener, loin de tout, avec moi. Te tenir la main, sans préoccupations. Aucunes, sauf celle de te protéger.
Espérer te garder avec moi...

Et vivre pleinement ces moments de simple amitié.


Nous sommes seulement des amies...
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# Posté le vendredi 12 septembre 2008 13:38

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:03

Entre confusion et attirance

Entre confusion et attirance
Un problème, celui d'une appartenance. Je ne sais pas qui je suis ni où je suis. Peut être ne suis-je plus... La désagréable sensation de ne pas comprendre ce qui m'arrive. Etre éloigné de cette réalité, difficile à expliquer. Je suis loin de toute cette douceur, de tout réconfort, de ces sensations passées qui faisaient de moi cet être innocent. Perdue au milieu de vous, de ces voix incompréhensibles, je me perds, je désespère.... Je me perds je suis seule, rien de ce que je dis n'est cohérent. Même ces sensations sont incohérentes. Mais je vis, loin de toute cette douceur, loin de cette netteté passée. Est-il possible de ne pas vivre dans son corps ? J'ai cette impression, une obsession, je suis là, présente, mais pas entière. Je vis, à quelques centimètres de mon corps. Mon esprit n'appartient pas complètement à ce qui me sert d'enveloppe, de corps. Peut être est ce du à un dédain de cette enveloppe ? Un rejet inavoué ? Le besoin de me sentir vivante m'aura t il poussée à commettre ces actes rougeoyants ? Pour retrouver l'association parfaite entre ce moi physique et psychique. Association perdue. Je ne me sens pas moi, je suis autre, je ne sais pas qui je suis mais je ne suis plus moi. J'ai finis par devenir une chose, non, deux choses. Ces deux choses sont si différentes, c'est inexplicable. Peut être avez-vous déjà ressenti cela, un décalage entre vos deux personnes. Une possibilité de dissociation de la personne existe-t-elle ? Je flotte, je continue de flotter, je ne vois pas net, je ne fixe plus les objets, je les effleure de mes pensées. C'est si intense comme sensation et si fugace. Fugace mais constant, continuel. Comme si j'étais sous l'emprise de stupéfiants ou de toute autre substance chimique ou naturelle causant des effets multiples sur les cellules nerveuses. Mon esprit bouillonne, mes pensées se brouillent, se mélangent. Je peux faire deux à trois choses en même temps, écouter une musique, parler d'un sujet, penser à un projet, agir de mes mains, prendre conscience de ma situation et implorer pour qu'on me laisse finir de penser... Je me transforme, je deviens un objet pensant, une machine, mes membres se métamorphosent, la mécanique prendrait-elle place dans cette enveloppe encore trop organique ? Non, tout ce que je ressens, vois, sens ou suis n'est que réalité. Trop souvent oublié mais aussi trop souvent pensé. Je ne suis pas vivante. Je peux imaginer de si belles choses pourtant... Etre consciente d'une immense pureté comme être capable de voir une image se brouiller, se couvrir de noir, de couleurs rappelant le sang et la rouille... La dégradation d'une image emplie de pureté, si belle à contempler ... Une sensation encore une autre, impossible à décrire, mais je peux ressentir cette dégradation, dans ses moindres détails. Je sens chaque trait qui s'imprime dans cette image. Je sens se former cette rouille. Ces couleurs recouvrent mon intérieur, mon esprit et toutes mes pensées.... Je suis cette image, mais aussi ces couleurs sombres. Je suis sa créatrice mais aussi la victime de cette dégradation. A l'inverse je peux ressentir une pureté si grande, allant au-delà de toutes mes espérances... Une pureté, brouillée, nuageuse, brumeuse. Je nage dans de la fumée, tout est cotonneux autour de moi... Je me sens bien, mais je me perds dans cette immensité de plénitude... Mon dieu, retenez moi... Mais quel dieu ? Aucune croyance possible on me damnerait pour avoir ces pensées. Et si cette confusion m'était propre ? Et si il n'était pas possible de me ramener dans cette réalité , dans le monde commun ? et si je devais rester coincée dans un monde empli de peurs et de désespoirs ? Je continuerai de vivre... Vivre au délà de mes sensations, jusqu'à les décupler pour que je ne puisse plus les contrôler et continuer de me perdre dans ces étranges moments de confusions... Moments passagers, sentiments transitoires pour l'instant... Mais si je me perdais ? Que deviendrais-je ? Je me perdrai, vous ne pourrez pas me retenir. Une main, un soutient moral, une oreille attentive ne pourrait pas comprendre toutes ces expressions. Il faudrait le vivre.

Une fois, voulez vous planer ?


# Posté le lundi 18 août 2008 13:21

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:03

I would to be a bad doll

Je voudrais mourir pour toi, ne plus sentir mon corps. Oublier ces souffrances et fuir ce corps dont je suis prisonnière. Une cage de chair qui m'entrave et me rend fragile. Prête à m'anéantir, à rayer mon existence. Je voudrais mourir pour toi, ne plus faire partie de ce monde, mais rester à tes cotés. Oublier mon identité et me sentir plus forte. Voir mon reflet s'estomper dans tes yeux pour mieux réapparaitre dans ton c½ur. Résister, pour eux, pour toi, pour tous ceux qui m'aime, pour ceux qui me sont proches mais changer cette situation. La changer, et être prête à tout recommencer, pour mieux oublier, pour mieux nous faire oublier. Résister pour toi, mais être pourtant capable de m'anéantir pour toi. Serait-ce souhaitable ? Louable ? On peut ne pas consentir cette pensée. Un exemple d'amour immortel. Ne jamais penser à d'autres éventualités. Ne pas se faire de mal, et s'éloigner de toute source tranchante. Issues pourtant si délicates à réaliser, et expression d'une brutalité certaine et instinctivement vitale. Vitale et trop souvent fatale, idées morbides qui ne sont, elles, pas louables. Sensation de liberté, d'exaltation, une envie, celle de danser, parmi les arbres. Les entrainer dans ma danse macabre, ne pas remarquer ces ombres et les cadavres de mon passé hanter mes nuits. Ceux suspendus aux arbres joyeux qui m'accompagnent. Sombre spirale, celle de la vie ? Non, celle de l'éternité, qui comprend nos vies, nos joies, nos peines, nos amours et notre mort. Issue commune à chacun. Tant désirée ou idée refoulée. Ce moment viendra après un long jeu de hasard. Et nous serons à jamais ensemble. Lors de ce moment. Je voudrais mentir pour toi et choisir les mots qui exprimeront le mieux ce que je ressens. Logorrhée d'un être errant et confus. Incapable de comprendre ce qui lui arrive. Un besoin qui lui est vital, qui lui rendra sa vie ? Non, qui lui permettra de mieux percevoir l'intérieur de son corps. Comme si on lui ouvrait le ventre et en sortait les entrailles pour les fouiller. Les vider de leurs secrets cachés. Révéler ce que cet être possède au plus profond de lui-même. Révéler au grand jour sa vie et ses doutes. Donner à ses proches une explication, celle de sa complexité. Et leur faire voir ces images, celles qui hantent cet être, cette personne que je suis. Les voir pleurer et se lamenter sur ce qui fut ma personne. Une autre vision qui ne pourra pas me quitter. Ils se lamentent, non pas sur mon corps sans vie et vidé, mais sur un corps familier qui n'est plus habité pas le même esprit. Un changement opéré dans le secret et visant à faire peur et déprécier encore plus cette enveloppe. Détestable. Ces pensées sont si détestable...
I would to be a bad doll

# Posté le dimanche 10 août 2008 15:03

Modifié le mardi 30 décembre 2008 12:02